من نمی دانم

Téhéran ou le pouvoir de la beauté disparue

 

Il suffirait de peu pour que l’Iran renaisse et soit ce paradis qu’il était. Et c’est en partie à cause de1812265s Français qui ont abrité un abruti que le pays a plongé.

Je sais toujours reconnaître un Iranien ou un Afghan. Pourquoi ? Ils ont ce signe de tête qui ressemble tellement à leur écriture, et leur langage même francisé a des intonations de leur langue, sans doute la plus belle du monde. J’étais tellement amoureuse de l’Iran que j’ai fréquenté beaucoup d’ Iraniens, très attachés malheureusement à vivre avec quelqu’un de leur pays, si particulier. J’ai appris l’alphabet, l’écriture, et je me souviens très bien  de cette immense pièce où Ali n’avait mis que des tapis.

Si un jour il existe enfin des livres comme j’aimerais qu’il en existe, on lirait ce texte parallèlement en persan, en farsi,  il suffirait d’appuyer sur un bouton et les visages de ceux que j’ai aimés apparaîtraient en même temps. Ce qui existe dans mon cerveau existerait dans un livre.

 

 

Juste pour entendre leur langue je me prostituais pratiquement, juste pour entendre un homme me parler persan. C’est cela que ma grande amie Zitla Keyhan, la première femme architecte iranienne, qui avait rentabilisé ses mariages ne pouvait pas comprendre, cette gratuité débile. Elle avait pourtant essayé de me présenter des pontes de son pays, mais soit des vieux, soit des personnes impliquées dans l’Iran du Shah, et même dans ses geôles. Il y avait aussi les grèves de la faim avec l’extrême gauche à Paris.

 

L’atmosphère est désormais irrespirable à Téhéran. Zitla Keyhan me l’avait dit la dernière fois qu’elle est venue à Paris. On ne peut plus respirer et tout est fermé.

 

Zitla après son départ m’a beaucoup manqué, terriblement. Je me souviens de cela : alors qu’elle avait tant lutté contre Khomeini, contre le foulard et les contraintes imposées aux femmes, elle a décidé de retourner en Iran quitte à se voiler. Son pays lui manquait terriblement.

 

Hier Téhéran a tremblé et plus précisément dans la zone où son père habitait. Les montagnes immenses de Téhéran, ce plus beau pays du monde, est meurtri aussi par des tremblements de terre. Et c’est à ce vieux monsieur qui avait sa résidence dans les montagnes que je pense aujourd’hui. Il s’éloigne sur un tapis volant.

 

Ces tremblements de terre c’est symbolique de ma vie entière, l’épicentre se joue actuellement.

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