NATIVE AMERICANS / C’EST UN BEAU JOUR POUR MOURIR

A Jacqueline Baldran

Comme je l’avais prévu et compris il y a quatre ans, ce sont les nations indiennes qui vont reprendre le flambeau.
En fait ces nations indiennes communiquaient déjà comme avec les nouvelles technologies V2K mais par la fumée. Le calumet de la paix, c’était pour communiquer aussi. nativeLes Indiens avaient tous d’énormes têtes et ils étaient IMMENSEMENT intelligents et qui dit immensément intelligents dit naïf et généreux.

Quelle plus belle image que ces rangs serrés à cheval d’Indiens qui savaient qu’ils allaient mourir en face de ces armes diaboliques qu’étaient alors les armes à feu ?

 

Les bisons repeuplent certaines parties des Appalaches, et les Indiens, si proches de ce qui est l’Essentiel, ce qui fait de nous des humains, si faibles, si vulnérables, se sentent soudain une nouvelle vigueur.
Car qui développe la méchanceté ? Ceux qui ne peuvent pas se défendre par l’intelligence.

 

Soudain, la dalle des Olympiades a été envahie par les nations cheyennes, sioux, tous les Indiens qui venaient là à mon secours, et qui disaient aux hommes :

«qu’as-tu construit là qui détruit l’homme ? Pourquoi détruis-tu cette femme qui sait VOIR et qui sait regarder l’homme ?»

 

L’homme qui disposait de tout s’affale devant la technique et nous allons revenir à des choses très simples.
Un jour un homme m’a dit qu’il n’aurait plus sous peu que des bols en fer-blanc, qu’il aurait tout perdu.

ET j’ai dit c’est bien.

 

Ces nations indiennes se suffisaient de ce qu’elles étaient, parce que pour rester un homme on ne pouvait pas avoir PLUS.

 

Et c’est ce PLUS, qui va tous nous détruire.

 

En souvenir de mon enfance, car j’ai une famille si différente (nous avions des chouettes dans les toilettes ; on apportait à mon père tous les oiseaux blessés), et quand les vipères me passaient sur les jambes, dans les ruines où je restais des heures en contemplation devant une fourmilière, elles ne me piquaient jamais.

 

Parce que nous ne sommes rien, que ça, qu’une partie d’un tout, ce que les Indiens avaient compris depuis longtemps, et leurs rangs serrés devant des armes si conventionnelles, c’était pour dire : «Me voilà.»

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